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Institut Supérieur de Formation de l'Enseignement CatholiqueISFEC Aquitaine

Un collège sans classes NOTRE DAME BORDEAUX

Le chef d’établissement insiste d’abord sur un point : « Si à l’origine, ce dispositif est parti de la volonté d’intégrer les élèves EIP dans les classes, il s’adresse bien à tous et permet de faire progresser à son rythme chacun des élèves ».

La présentation par le chef d'établissement :

La naissance du projet : même avant sa nomination à la tête de l’établissement, monsieur GRUYER, professeur d’anglais à l’origine, était sensible à l’intégration des élèves « particuliers » et animé par la volonté de ne surtout pas les étiqueter.  A son arrivée en tant que directeur, il a vite perçu un écart entre ce qui était annoncé aux familles quant à l’intégration des élèves à besoins particuliers et ce qui leur était proposé dans les faits : les professeurs étaient bien formés pour les accueillir mais le fonctionnement de l’établissement ne le permettait pas.

Fin 2011, il propose donc une réflexion à toute son équipe et c’est là que l’idée folle germe : « ce qu’il faudrait, c’est un collège sans classe ». Rêve ? Utopie ?

Aussitôt tous les problèmes pratiques apparaissent mais il reste des fenêtres du possible. L’équipe s’y engouffre et se lance dans l’aventure ; durant les années scolaires suivantes, ils réussissent à trouver des solutions pour les contourner, développent l’enseignement par compétences. Les disciplines en « avance » sur l’évaluation par compétences, EPS, Langues,…entraînent leurs collègues ; le projet est prêt durant l’année 2013-2014, en mai  il est présenté et accepté par les IPR.

Sa finalité : Lutter contre le mal être scolaire, la frustration des élèves dans leur quotidien. Chaque élève peut avancer à son rythme, suivre des cours qui sont à son niveau de compréhension, constater son évolution, ses progrès.

Les parents : ils paraîssent contents pour l’instant ; il a fallu en juin, (un peu tardivement certes, mais en attente de l’accord des IPR) les convaincre de l’intérêt de ce dispositif, toutes les craintes portant sur les niveaux ont été décortiquées et la solidité du projet, son intérêt pour chaque élève, ont fini par effacer les réticences.

Le dispositif : A l’issue d’une évaluation diagnostique portant sur les acquisitions dans les différents groupes disciplinaires, l’élève est affecté à un groupe de compétences pour ce groupe disciplinaire. Ce groupe peut être différent selon les matières. A chaque mi- trimestre l’élève peut changer de groupe. Cela oblige à faire des emplois du temps en barrette pour les mêmes disciplines sauf pour : l’EPS et la vie de classe, temps pour lesquels les élèves sont regroupés par âge.

Les divers changements : Cela change l’ambiance du cours ; les élèves d’un même groupe de compétences dans une discipline avancent plus au même rythme. Ils changent également de camarades selon les disciplines voire dans l’année scolaire, à chaque mi-trimestre.

L’évaluation a bien évolué et même si les notes demeurent encore, elles ne sont pas le seul mode d’évaluation, cela change le regard du professeur sur l’élève. Les élèves peuvent uniquement progresser dans les groupes.

Le travail des enseignants : Ils ont transformé leur programme en compétences "à faire acquérir", ils ont des groupes plus homogènes, des ambiances de classe plus agréables ; les emplois du temps restent difficiles à mettre en place.

Pour ce premier mois de fonctionnement, l’expérience est positive. Il y aura sûrement des améliorations à faire, suite aux évaluations des dispositifs mais pour l’instant tous semblent y trouver leur compte.

POUR EN SAVOIR PLUS

http://www.notredamebordeaux.com/

 

 

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