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"L'école catholique du futur : une école d'humanisation emmenée par des veilleurs de fraternité"

Interview d'André Pierre GAUTHIER

André Pierre GAUTHIER est frère des écoles chrétiennes et enseigne les Lettres dans l’ensemble scolaire Jean-Baptiste de La Salle - Notre-Dame de la Compassion à Saint Denis en région parisienne.Il a publié en 2015 au Cerf un ouvrage intitulé « A l’école de la fraternité ». Il anime depuis plusieurs années pour l’ISFEC Aquitaine une formation accessible à tous intitulée « Relire sa pratique professionnelle à la lumière des textes de la Genèse et de l’Evangile. »

Les chefs d’établissement d’Aquitaine et du Limousin réunis le 07 mars à Bordeaux pour évoquer l’école du futur parlent de « compétences d’humanité » à y développer impérativement. Qu’en pensez-vous ?

André Pierre GAUTHIER : Compétences d’humanité… le Christ invite à les développer et c’est pour « faire l’homme », un homme selon le projet du Père, qu’il est venu parmi nous. Et devenir humain, cela s’apprend. D’ailleurs, dans le récit de Genèse 1, l’humain et les bêtes sauvages sont créés le même 6e jour, comme pour dire la complexité de l’humain, en qui se trouvent des traces d’animalité à combattre pour réaliser le projet du Créateur.

Certes, en quoi cela concerne-t-il l’école catholique de demain ?

André Pierre GAUTHIER : Le milieu scolaire est un authentique laboratoire d’humanisation. Un laboratoire fait d’essais pour rendre humaines des relations qui charrient violence et mésestime de soi et d’autrui. Tant d’obstacles s’y rencontrent, des contraintes de la transmission à l’échec de la réception, des difficultés du vivre ensemble à la crainte du regard, de la parole et du jugement d’autrui. Mais aussi tant d’opportunités s’y présentent pour s’humaniser, jeunes et adultes : la présence les uns aux autres, les espaces de transmission du savoir et du savoir être, l’appel des jeunes pour que des adultes osent les rejoindre sur leur lieu d’apprentissage et de vie…

Quelles sont donc d’après vous les compétences à développer pour faire vivre cette école d’humanisation ?

André Pierre GAUTHIER : Les compétences à développer sont d’abord celles qui mettent chacun en sécurité : veiller à la bénédiction, au bien-dire de la parole, à la possibilité pour chacun de parler et d’être entendu ; puis s’assurer de la progressive responsabilisation de chacun, dans son parcours de réussite personnelle articulé au souci du bien commun ; considérer le jeune comme une personne en croissance au long des jours, vie intérieure et vie religieuse comprises.

Interview réalisée par Matthieu POMMIERS, ISFEC Aquitaine, le 19 mars 2018.

 

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